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« L’homme,
dans sa maison n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et
pénétrer partout ; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais
il arrive par eux à la science et à tous les arts » Rivarol
Au contact des artistes peintres
et photographes amis de la famille, Emmanuel-Charles Garnier, dit SIGN7, développe très jeune une sensibilité esthétique ; de son grand père,
polytechnicien original capable en 1907 de traverser l’Europe pour découvrir le
mythique tableau « Le Christ Mort » de Hans Holbein, il hérite d’un œil avertit
et du goût pour la photo liée aux voyages. Directeur de Radio France,
Lucien-Bernard Garnier, en s’illustrant dans des chantiers majeurs tels le
tracée du premier Chemin de fer de Guinée, la pose de câbles transatlantique, la
construction des Antennes de Saintes Assises, offre à la mémoire d’Emmanuel-Charles
le souvenir d’un aïeul inscrit dans l’histoire et les traces du passé viennent
se fixer dans le travail présent de l’artiste. Adolescent, il fréquente
régulièrement l’historique galerie lyonnaise « l’Œil Ecoute » crée par son
parrain.
Après une formation à la
prestigieuse académie Julian, parallèlement à des créations design, SIGN7 développe sa peinture et sa sculpture, des médiums selon lui plus à même de
favoriser le mûrissement de l’être créatif ; il choisit l’abstraction comme mode
d’expression artistique, «cette abstraction qui, distingu[ant] la quantité des
choses de leurs qualités, est un caractère spécifique de l’intelligence humaine »
E.Goblot.
Ses expériences en tant que
directeur de l’école d’arts EPSAAVP et enseignant à l’ESTB et à l’EMSAT, sa
qualité de membre du Jury de l’Ecole Boulle, ainsi que sa participation à divers
et nombreux salons, tel que Designer’s Saturday, le Salon International des
Musées, INOV, le Salon de Montrouge, le Salon des Indépendants, la Biennale de
Corbeil Essonne s’inscrivent dans une dynamique de partage de son travail avec
le public. Cette même impulsion créative invite SIGN7 à s’approprier l’espace
public, notamment en créant des décors pour le zénith d’Orléans puis en 2007
avec une grande exposition d’œuvres personnelles parmi lesquelles une œuvre
monumentale : un « Je t’aime », de dix mètres de long sur trois mètres de haut,
formé de lettrages rouge sur fond noir, reproduisant son premier mot d’amour et
dernièrement, au 61ème Festival de Cannes 2008, les
grenouilles en or de SIGN7 investissent la plage du Carlton au Crystal-Beach
Chopard tandis qu’une prairie de lettres LOVE rouges se détache d’un ciel chargé
de nuages ; entre intérieur et extérieur, l’artiste saisit l’essence de Cannes,
derrière la prestigieuse et fastueuse, de « L’Etre sexuel » recouvert de
feuilles d’or à « L’Etre en boites », l’art au cœur de l’Etre.
La sensibilité intellectuelle et
l’intérêt de SIGN7 pour la numérologie s’épanouissent dans un travail original,
axé sur le signifiant des chiffres et des lettres, dans les religions, mythes et
croyances de par le Monde et les époques, « Les nombres seuls permettent de
saisir la nature véritable de l’univers » Pythagore.
Procédant
par
thèmes de Classification
de ses œuvres, Etre – L’Etre – Nombre - Chiffre – Maux, dans une logique de
thèmes de Création, Nécessité - Jalousie - Ignorance - Plaisir - Amour -
Procuration - Devoir - Accident - Oublie - Intérêt - Fanatisme – Conviction,
l’artiste développe une véritable réflexion autour de sa production artistique.
Les signes graphiques sont chez
lui, non seulement objets de peinture, mais également règles de création ;
chacune de ses œuvres répond, en effet, aux exigences du nombre d’or, 1,618,
proportion divine définie par le rapport de deux longueurs telles que le
quotient de la grande partie et de la petite soit égal au rapport du tout. A
l’instar des grands maîtres de la Renaissance ou, plus proche de nous, de Le
Corbusier, SIGN7 s’astreint à créer suivant le tracé régulateur régi par la
divine proportion, dans une démarche de recherche de la « Perfection »
esthétique, de l’ « Absolu ».
La somme des valeurs des lettres
acquiert également une dimension singulière dans le travail de SIGN7 ; l’artiste garde à l’esprit l’origine phénicienne de l’écriture alphabétique
avant même d’être phénomène d’appropriation par les Hébreux, les Arabes et
autres peuples, jusqu’au stade de la numération procédant de l’accumulation des
valeurs numériques des lettres, à l’origine de notre système décimal.
Représentations
abstraites, universellement lisibles, ses peintures et ses sculptures invitent
le spectateur à recevoir le message de l’artiste, autour d’une réflexion sur
l’Être, l’Être créatif, la religion, les nombres : « Vivre
Une Œuvre, du Nombre à l’Être, Être un Chiffre avec ses Maux ».
Maniant
avec dextérité l’huile, le pastel, l’acrylique, le collage …, sur des supports
variés, SIGN7 use des matériaux les plus divers, verre, plâtre, fer, polyester,
pour faire de la création un déversoir des Maux de l’Etre.
Lorsqu’il peint à l’acrylique
noir sur lin ses tableaux Hommages, singularisés uniquement par un Nombre, c’est
pour souligner l’opposition et la complémentarité des dites créations, exemptes
de couleurs, avec ses tableaux en couleurs sur plexiglas qui, eux, portent des
titres.
La couleur joue chez SIGN7 un rôle primordial dans la composition de ses œuvres, il utilise toujours la, et sa,
même gamme chromatique, témoignant ainsi de choix lourds de sens en ce que les
couleurs deviennent un véritable langage, à côté des chiffres et des lettres ;
lorsque la couleur s’unit à la matière pour habiller la structure de ses
sculptures, elle est un élément indissociable de l’œuvre et le jeu sur les
contrastes entre des teintes vives et un fond noir permet, chez le spectateur,
la création d’un centre d’intérêt plus prégnant.
Ses
sculptures « Etre » en résine intègrent, quant à elles, pour certaines, des
objets comme matière de ses compositions, un révolver dans « Etre Tuer par
fanatisme », un appareil photo dans « Etre Schizophrène ».
Enfin, à travers son engagement
aux côtés des Compagnons d’Emmaüs, d’Action Contre la Faim, de l’Unicef, SIGN7 a expérimenté des valeurs qui lui sont chères, telles l’écoute, la compréhension,
le respect, le partage, toujours dans un souci de répondre à l’internationalité
des besoins et de réaffirmer le rôle altruiste de l’artiste, qui ne peut
s’épanouir exclusivement dans l’espace clos de l’atelier ; ainsi les
photographies prises par SIGN7 sont autant de témoignages des nombreux voyages
de l’artiste aux côtés d’organisations humanitaire.
Une de ses
créations, « Le Totem des Droits de l’Enfant », projet parrainé et financé par
la Mairie de Paris dans le cadre de la Mission Paris 2000, est une œuvre forte,
représentation des principes primordiaux dans la vie d’un enfant ; à travers les
symboles du crayon, du toit, de l’échelle, son épanouissement, son
accompagnement, son avancement, il a la volonté d’ancrer la question des droits
de l’enfant dans une réalité physique.
Mû par le
désir de faire de l’art un vecteur de valeurs humaines, en lui faisant jouer un
rôle de sensibilisation envers des thèmes majeurs comme les droits de l’enfant,
SIGN7 est un artiste dont l’engagement humanitaire est indissociable de la
philosophie créatrice.
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